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vendredi 26 juin 2009

Saint-Eloi Lupopo, Champion 2009 de l'entente de football de Lubumbashi.

Le mercredi dernier, le Stade de la Kenya a vécu le sacre de la formation de St Eloi Lupopo pour le compte du championnat 2009 de l’entente de fooball de Lubumbashi. Le team bleu et or croisait pour son dernier match de championnat le CS Don Bosco. Le score du match était d'un but à 0 en faveur des cheminots.
La réalisation était l'oeuvre de Tamundele à la 62è minute, après une passe lumineuse Samake, l'Ivrorien; qui venait de prendre place quelques minutes avant. Cette victoire conclut pratiquement le sort du championnat, car Lupopo termine premier avec 47 points devant le TP Mazembe qui en totalise 43 avec un match de retard contre la meme équipe de Don Bosco.
Signalons également que sur terrain Mazembe a gagné tous les matchs et a fait un match nul contre le saint-Eloi Lupopo. L'ironie du sort pour ce championnat de Lubumbashi 2009, Mazembe a vu être rétranché trois points pour un match qu'il ne jouait pas; car le match qui avait opposé le saint-Eloi Lupopo et New Vijana Katuba s'est terminé à queu de poisson après le jet des pierres des supporteurs de Vijana, consideré à tort comme des supporteurs de Mazembe par les décideurs de l'Eflu. Si on veut faire respecter la loi, elle doit s'appliquer à tous parce que ce n'était pas la première fois de vivre cette scène de jet des pierres au stade Kibassa Maliba de la Kenya.
La lutte pour la troisième place reste ouverte entre l’AS New Soger (actuel 3è au classement avec 40) et le CS Don Bosco (4è , 38 pts) à qui il reste encore une rencontre, le dernière de la saison 2009 de ce championnat contre le Tout puissant Mazembe.

Conférence des gouverneurs de Kisangani : 45 000 Km de routes de desserte agricole seront réhabilités.

Les rideaux sont tombés jeudi sur les premiers travaux de la Conférence de gouverneurs qui se sont tenus à Kisangani, dans la province Orientale, du 24 au 25 juin et qui ont été présidés par le Chef de l’Etat, le président Joseph Kabila. On retiendra de cette rencontre, notamment, l’annonce du démarrage de la réhabilitation des routes de desserte agricole sur l’ensemble du territoire national.
Selon le ministre de l’Intérieur, porte-parole de la conférence, les travaux de Kisangani ont débouché sur un certain nombre de recommandations et résolutions dans les divers domaines de la vie nationale. Concernant la reconstruction et le développement de la RDC, les conférenciers ont annoncé le démarrage du programme de réhabilitation des routes de desserte agricole par le système du cantonnage manuel.
Ce programme concerne les premiers 45 000 kilomètres de ces routes du pays. Autre décision importante dans le domaine social, économique et financier, il est institué un ordre de paiement permanent auprès des succursales de la Banque centrale pour els dotations des provinces. Sur le plan politique, la conférence a décidé le renforcement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, l’accélération de la mise en œuvre de la décentralisation ainsi que la suppression des barrières et toutes sortes de tracasseries. La prochaine conférence est prévue en décembre 2009 à Mbandaka.
Source : radiookapi.net

jeudi 25 juin 2009

Pont Kinshasa - Brazzaville , bientôt une réalité

La RDC et la République du Congo ont signé mercredi à Kinshasa, en marge de l’ouverture de la conférence de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), un protocole d’entente pour matérialiser le projet de construction d’un pont route-rails entre les deux rives du fleuve Congo. Un projet qui n’est cependant pas du goût de l’Assemblée provinciale du Bas-Congo.
Du rêve à la réalité, le pont route-rails sera, donc, bel et bien construit entre Kinshasa et Brazzaville. Olivier Kamitatu, ministre congolais du Plan et Justin Baly Megot, ministre à la présidence du Congo Brazzaville chargé de l’intégration régionale et NEPAD, ont signé le protocole d’entente de ce projet.
Pour ces deux hommes d’Etat, un pas historique vient d’être franchi qui permettra de faciliter la circulation des personnes et des biens entre les deux pays. Olivier Kamitatu explique l’importance du projet : « La RDC est une puissance économique qui se redéploie. Il ne faut pas avoir peur de notre poids politique et de notre poids économique. Mais, nous avons besoin de différentes portes avec nos 9 voisins. Une des portes sera précisément le pont route-rails entre Kinshasa et Brazzaville. On n’a pas voulu simplement faire ce pont. Nous avons décidé que nous ferions le chemin de fer, avec l’appui de la Banque africaine de développement, avec l’appui de la CEEAC, entre Kinshasa et Ilebo. Puisque déjà Ilebo est connecté à Lubumbashi, et Lubumbashi est connecté à l’Afrique australe.
Nous aurons une voie souveraine pour nos matières premières qui viennent du Katanga et du Kasaï vers Kinshasa. Nous aurons également une voie qui ira de Kinshasa vers le Congo Brazzaville, vers le Cameroun, vers l’Afrique de l’Ouest. Donc, nous allons connecter l’Afrique. C’est un projet extrêmement ambitieux. Il fallait aujourd’hui franchir le pas. »
Un projet plutôt mal accueilli au Bas-Congo, du coté de l’Assemblée provinciale du Bas Congo, ce projet n’est pas bien accueilli. Pour son président François Kimasi, le développement de cette province n’est pas pris en compte, parce que, d’après lui, un pont entre Kinshasa et Brazzaville entraînera la perte de certaines ressources issues de la nationale numéro un entre Matadi et Banana. « Pour le Bas-Congo, et que les ressources nationales doivent transiter par Brazzaville, et couper la route nationale qu’est Matadi et Banana, la République Démocratique du Congo perd en sécurité et en garantie », a expliqué à son tour François Kimasi.
Et de poursuivre : « Les Congolais, peut-être, ne connaissent pas ça, nous qui connaissons l’affaire, c’est depuis longtemps que ç’a commencé. Même le maréchal a laissé ça, il s’est toujours opposé à cela. Je ne sais pas comment tout à coup les autorités accèdent à ça. Et les autorités du Congo ont peur de dire la vérité au peuple congolais. Mais, je le dis : c’est une perte, c’est une faiblesse et la République Démocratique du Congo le paiera très cher. »

Source : radiookapi.net

Musique : Intreview exclusive de Barbara Kanam à l’occasion de la sortie de «Karibu» !.

Elle est belle et jeune mais surtout, talentueuse. Barbara Kanam, interprète du titre à succès «Bibi Madeleine», accorde un entretien exclusif à Gaboneco.com, à l’occasion de la sortie de son 3ème opus «Karibu», successeur de «Téti». L’artiste effectue son retour après cinq années d’absence.
Barbara Kanam, chanteuse d’origine Katangaise et congolaise, fait ses armes en interprétant les répertoires d’artistes internationaux. En 1991, en séjour en Afrique du sud, elle intègre un grand orchestre «Dévotion» et suit des cours de guitare ; un choix judicieux puisque la maîtrise de cet instrument lui permettra de lancer véritablement sa carrière en composant un répertoire de morceaux acoustique.
Ainsi commence une carrière qui prendra son envol. Elle participe à la tournée «One Woman Acoustic Show» en Afrique centrale en 1993 et sort son premier album « Mokili», en 1999. En 2004, s’ensuit un deuxième effort : «Téti». Elle prend alors le recul par rapport à sa carrière qui démarre en trombe et met cinq ans à composer «Karibu», qui se veut être son nouveau chef d’œuvre. A cette occasion, la chanteuse se confie à Gaboneco.com :
- Barbara Kanam, bonjour à vous et bienvenue sur le site GABONECO ! Vous nous revenez après cinq ans de silence. La raison ?
- Bonjour à tous les internautes. Je reviens après 5 ans simplement, parce que après le succès de «Bibi Madeleine», je ne pouvais pas me permettre de mettre sur le marché un album en dessous. Je ne cours pas après le temps et ne fais la course avec personne. Ce que je veux avant tout, c'est un album de qualité, à la hauteur de la diva que je suis et une oeuvre qui puisse plaire…
- «Karibu», votre nouvel album, signifie bienvenue en swahili, langue que vous parlez très bien puisque originaire de la RDC. A qui la souhaitez-vous cette bienvenue ?
- A mon public, à l'Afrique, au monde, à tous les amoureux de la musique...L'hospitalité est propre à notre culture et la nécessité aujourd'hui est de garder nos valeurs, notre identité. - Barbara K., c'est une voix que les mélomanes découvrent sur le plan international en 2003 avec «Bibi Madeleine», qui marchera autant en Afrique que dans l'Hexagone. Pour la réalisation de «Karibu», vous avez décidé de changer en partie votre équipe. Pourquoi ?
- Ce qui a changé, c'est l'organisation, je suis producteur a 100 %, j'ai créée mon propre label KANAM MUSIC, je travaille en collaboration avec Kiki Touré et j'ai fait appel à des musiciens comme Olivier Tshimanga, Maika Munan,Popolipo, Awilo longomba a participé a la réalisation de certains titres comme «Reponds-moi». L'album contient un featuring avec fally Ipupa.
- Depuis «Dévotion», l'orchestre au sein duquel vous avez démarrez votre carrière, quel bilan faites-vous de votre carrière qui a bel et pris son envol ?
- Satisfaite en partie mais, toujours en quête de faire mieux ! L'Afrique et les africains me le rendent bien. Je remercie Dieu pour cette grâce.
- Pensez-vous avoir atteint le niveau que vous vous êtes fixée en entrant dans le monde de la musique ? Sinon, que vous manque- t'il aujourd'hui pour y parvenir ?-Dans ce métier contrairement a d'autres, ce n'est jamais un acquit ! Tout évolue, ça va très vite et il faut beaucoup de moyens pour parvenir a se faire entendre. J'ai travaillé dans des conditions pas toujours facile, j'ai eu des moments de découragement parce que vivre de la musique, n'est pas donné à tous mais, je pense avoir eu beaucoup de chance d'être vite monté au plan international avec deux albums seulement. Aujourd'hui, mon souhait est d'avoir une structure et les moyens qui me permettront d'être présente dans le monde entier et vendre des millions de disques ! «I have a dream too»...
- Au début de l’an 2000, vous sortez «Mokoli» et «Téti» puis ce mois, «Karibu». On constate, que vous tenez à donner à vos albums, des titres purement africains, malgré les nouvelles couleurs apportées au dernier effort.
Quelle importance accordez-vous à vos racines et à votre culture Barbara Kanam ?
- Une personne sans racine, sans identité, est une personne inexistante. Je suis avant tout, une ambassadrice de ma culture, celle de mon pays et de mon continent. Je veux rester originale mais en harmonie avec mon temps. Le monde doit savoir d'ou je viens. C'est ça, ma vraie richesse.
- Et par rapport au choix de vos chansons ?
-J'écris, compose par rapport à mes propres expériences et aux émotions que je ressens. Cette fois, j'ai mis en avant ma féminité, je suis plus sentimentale qu'auparavant. Un peu plus femme ? Je parle beaucoup d'amour, de respect, de paix et de courage, c'est ce que je souhaite à chacun d'entre nous surtout pour notre continent face à toutes ces guerres et leurs conséquences dramatiques, la femme se retrouve le plus souvent fragilisée. Il faut redonner confiance, je suis une femme africaine et j'assume mon africanité.
- Côté cour, côté jardin, Barbara K., désormais célibataire ?
-Jardin secret...priorité mon fils, ma carrière. Peut être dans le futur...
- Cette question ne pouvait pas ne pas apparaître. Vos nouvelles relations avec Awilo Longomba qui collabore tout de même après votre séparation, à votre nouvel album ?
-Il reste un ami, un de mes meilleurs conseillers, j'ai beaucoup d'admiration pour lui.
- Vos projets musicaux dans l'immédiat ?
-Promotiom de l'album «Karibu», concerts dans toute l'Afrique et certainement, l'Olympia l'année prochaine.
- Internet est désormais incontournable. Que pensez-vous de cet outil informatique ?
-C'est devenu important pour la promotion mais juste le souci pour le téléchargement illégal des chansons.
-Et du site GABOBECO.COM ?
-Génial, merci pour le travail fourni pour la promotion des artistes.
- Un message à l'endroit de vos fans ?
-Grand merci ! Je souhaite que chacun d'entre nous soit un jardin d'amour pour l'être le plus cher, sa famille, ses enfants, pour son pays, pour le monde!!! Il y aurait ainsi moins de guerres, de haine...Mon jardin d'amour c'est vous !
Source : gabobeco.com

mercredi 24 juin 2009

Téléphonie mobile : l'Afrique enregistre la "croissance la plus rapide" .

Le marché africain de la téléphonie mobile enregistre depuis 2002, "la croissance la plus rapide au monde", en dépit d'un coût de production élevé, rapporte une étude réalisée par le cabinet Ernest & Young, rendue publique lundi à Abidjan. "Depuis 2002, le marché africain enregistre une croissance de 49,3%, là où le marché français des télécommunications n'enregistre qu'un taux de croissance annuel pondéré de 7,5%", le Brésil est à 28% et l'Asie à 27,4%, révèle l'enquête sur "le développement des télécommunications en Afrique".
Le taux moyen de pénétration du mobile en Afrique qui "se situe à 37% pourrait passer à 61 % d'ici à 2018", poursuit le rapport, présentant le continent noir comme étant à "l'avant-garde de la révolution des télécommunications".L'étude réalisée auprès de 28 dirigeants des plus grands opérateurs de télécommunications en Afrique, concerne 49 pays du continent hormis le Maghreb et la Mauritanie.

La croissance des télécommunications "a été soutenue par de économies africaines marquées par le boom des matières premières et la libéralisation accrue des marchés", a expliqué Serge Thiémélé, responsable africain de "Global télécommunication Center, du cabinet initiateur de l'étude."Trois catégories de marchés se dessinent en Afrique, selon le taux de pénétration", a expliqué à l'AFP, M. Thiémélé. "Il y a les marchés développés (+ 50%) qui regroupent 11 pays, les marchés émergents (20 à 49%), les plus nombreux, qui comptent 27 pays et les marchés vierges (- 20%) qui regroupent 19 pays", a-t-il souligné.
Pour maintenir cette croissance, le secteur doit fait face à de nombreux défis, notamment la disponibilité des "ressources humaines de qualité" et les problèmes liés aux coûts de production. "Aujourd'hui, les opérateurs vont dans des zones où il n'y a pas d'électricité. Il faut des groupes électrogènes et cela coûte cher. Il y a aussi des problèmes de sécurité donc il faut embaucher des gardiens, installer des systèmes d'alarme", explique M. Thiémélé.Le mauvais état des routes (...) a également un impact sur le coût de production, rappelle l'étude qui souligne que ces défis ne sont pas nouveaux simplement, mais ils sont d'actualité, en raison d'une "concurrence assez élevée".

Infos AFP tirées des forumdesas.cd

Kisangani : Joseph Kabila et gouverneurs de provinces vont tabler sur la décentralisation,le 40% de retrocession et la caisse de péréquation.

La première conférence des gouverneurs des provinces s’ouvre donc ce mercredi à Kisangani autour du chef de l’Etat, Joseph Kabila. Elle va permettre aux participants d’émettre des avis et de formuler des suggestions sur la politique à mener et la législation à édicter dans la marche des affaires du pays.
Pendant les deux jours que vont durer les travaux, du 24 au 25 juin, les chefs des exécutifs provinciaux vont devoir faire un état de lieu de la politique générale de la RDC et, si nécessaire, la recadrer. Au nombre des points à débattre, figurent en ordre utile, l’épineuse question de la retenue à la source des 40 % des recettes budgétaires par les administrations provinciales, la décentralisation, la caisse de la péréquation et de la situation économique générale du pays instable. En plus, dans leurs dossiers, les gouverneurs des provinces ont chacun des problèmes spécifiques à présenter à la conférence de Kisangani. Ces problèmes peuvent être, notamment, d’ordre sécuritaire, de la santé, de l’éducation, et des infrastructures. Certains gouverneurs contactés attendent un signe fort du chef de l’Etat comme une preuve de la volonté politique pour la décentralisation. La conférence de Kisangani est la première depuis la promulgation, il y a plus d’une année, de la loi organique déterminant les modalités d’organisation et de fonctionnement de la conférence.
Elle est un pas dans le processus de mise en place de l’architecture institutionnelle de la décentralisation. Par ailleurs, les résolutions de ces deux jours de travaux sont attendues par la population. Celle-ci espère que ses élus, du premier et du second degré, puissent mettre en place des mécanismes accélérés pour l’amélioration du vécu quotidien. Julien Paluku attend des réponses à son cahier des charges.
Par ailleurs, le gouverneur du Nord Kivu, Julien Paluku attend sortir de la conférence de Kisangani avec des solutions à cahier des charges de sa province. Il l’a explique à Okapi : « Je crois que c’est l’occasion, pour le chef de l’Etat de nous réunir, d’évaluer la situation, deux ans après la mise en place des institutions, de manière à ce que nous disions ce que nous voyons, parce que nous sommes à la base, ce que nous proposons comme avis de gouverneurs par rapport à ce que nous attendons pour les années qui suivent. Je suis venu avec mon cahier de charges très plein, parce que, vous savez, au-delà de ce que vous connaissez, le Nord-Kivu a été presque à l’épicentre de toute l’actualité de la République. Donc, je serai très heureux de sortir d’ici avec un paquet de résolutions concernant ma province. »

Source : radiookapi.net