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mardi 18 août 2009

RDC : l’économie se relance petit à petit, mais le désordre budgétaire demeure.

En crise depuis une année, l’économie congolaise se relance petit à petit avec actuellement un taux de croissance de -1,3 % contre -4,5% au premier trimestre de l’année en cours. Mais, selon la Banque centrale qui observe cette tendance dans sa note de conjoncture de mi-août, ces signes « augurant la sortie de la récession » risquent de ne pas porter étant donné que le désordre budgétaire continue, rapporte radiookapi.net
La construction, l’énergie et les manufactures sont des secteurs déjà sortis du malaise. Il ne reste que les mines et les hydrocarbures. La petite reprise économique est due, selon la source, à une demande internationale qui se relance. Elle est due aussi à la pacification progressive de l’Est du pays. Mais, cette pacification, note la Banque centrale, se fait au prix d’un désordre budgétaire. L’Etat dépense au-delà de ses moyens.
De janvier jusqu’en août de l’exercice en cours, le gouvernement a dépensé 50 millions de dollars américains sans avoir des recettes correspondantes. Conséquence, le franc congolais continue sa dégringolade par rapport aux devises étrangères, et le Congolais moyen voit sa vie devenir de plus en intenable. D’ailleurs l’évolution des taux de change et de l’inflation préoccupe au plus haut point l’Institut d’émission qui indique que si ce rythme se poursuit, le doute gagnerait certains opérateurs économiques et le bout du tunnel pour la sortie de la récession s’éloignerait de plus en plus.


Source: radiookapi.net

Charles Michel annonce la réouverture de l’antenne de coopération à Lubumbashi.

Le Ministre de la Coopération au développement Charles Michel annonce la réouverture de l’antenne de coopération au développement à Lubumbashi, capitale de la province congolaise du Katanga. Cette province de 8.2 millions d’habitants s’étend sur quelques 500.000 km² au sud-est de la République Démocratique du Congo.
Le Consulat-général de Lubumbashi était fermé depuis juin 2008. Parallèlement à sa réouverture, l’antenne de la coopération belge au développement pourra reprendre ses activités vendredi prochain.
Le Ministre Charles Michel a chargé Mr Philip Heuts, 58 ans, de prendre la fonction d’attaché de coopération au développement à Lubumbashi. Il y suivra l’important portefeuille de projets de coopération belge au Katanga qui touchent aujourd’hui les secteurs de l’infrastructure, de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation, de la santé ou encore de l’agriculture. De nombreux acteurs belges y sont actifs comme la Coopération Technique Belge (CTB) mais aussi des ONG et des universités qui y développent d’importants partenariats. Il sera également chargé de mettre en œuvre les réformes dans le secteur de la coopération visant à renforcer l’efficacité des projets et le meilleur rapport qualité-prix du partenariat belgo-congolais.
Il aura aussi la tâche importante d’assurer le suivi des programmes de la coopération belge dans l’Est de la République Démocratique du Congo, soit les deux Kivus, le Maniema et l’Ituri. Ces provinces, ruinées par les guerres et la violence, font l’objet d’une attention particulière de la Belgique qui y met entre autres en œuvre d’importants programmes de lutte contre l’impunité et contre les violences sexuelles.


SOURCE:Belgium – Ministry of Foreign Affairs ;infos tirées de appablog.wordpress.com

dimanche 16 août 2009

Football : Le carton du Tout Puissant Mazembe face à Monomotapa FC (5-0)

Le TP Mazembe a littéralement atomisé la défense du Monomotapa FC en contraignant le gardien zimbabwéen Jerome Mushambo à aller à cinq reprises chercher le ballon au fond de ses filets. Il a toutefois fallu à Trésor Mputu et à ses coéquipiers attendre le temps additionnel de la première période pour voir les « Corbeaux » trouver la faille sur un coup de tête de Kaluyituka Dioko.
Les Congolais ont pris l’ascendant en première mi-temps mais, à plusieurs reprises, les Zimbabwéens sont parvenus à menacer la garde rapprochée de Muteba Kidiaba. Le scénario se reproduit identique au retour des vestiaires et, cette fois Mputu s’infiltre côté gauche et ajoute un deuxième but. On joue depuis 58 minutes.
L’entraîneur français Diego Garzito choisit ce moment pour sortir son attaquant centrafricain Marcelin Tamboulas et faire entrer Kabangu Milota qui se distingue très rapidement en mystifiant trois défenseurs zimbabwéens avant de loger sa frappe sous la transversale. Mazembe mène alors par 3 à 0. Et ce n’est pas fini puisque Kaluyitukadioko, l’auteur du premier but, va encore ajouter deux buts aux 71e et 79e minutes.
Avec six points et une différence de buts de +6, le TP Mazembe est presque assuré d’occuper seul la première place après la troisième journée Il peut être rattrapé aux points soit par Hearland FC, soit par l’Etoile du Sahel, mais, pour être rejoint, il faudrait qu’une de ces deux équipes inscrive six buts.
Dans le groupe A, la deuxième rencontre de la 3e journée a donné lieu à une nouvelle défaite d’El Merreikh qu’on présentait au début de la phase de poules comme un candidat possible à la victoire finale. Le club soudanais a succombé chez lui devant les Zambiens de Zesco United qui menaient 2-0 après à peine un quart d’heure de jeu. Les Soudanais étaient revenus dans le match grâce à un but sur penalty de leur attaquant nigérian Endurance Idahor, mais les visiteurs répliquaient presque aussitôt par un penalty en leur faveur. Les Zambiens menaient alors par 3 buts à 1. Et il fallut attendre l’entrée du dernier quart d’heure pour voir les locaux inscrire leur deuxième but, mais trop tard.
El Merreikh ne compte qu’un seul point en trois matches contre sept à son voisin El Hilal et quattre à Zesco United et Kano Pillars.


Source : cafonline.com

RDC : la CPI divisée sur le sort de Jean Pierre Bemba.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé qu'il ferait appel de la “mise en liberté provisoire” de l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), ordonnée vendredi par la CPI.
Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a annoncé vendredi 14 août qu'il ferait appel de la “mise en liberté provisoire” de Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC), ordonnée vendredi par la CPI.Selon un communiqué du bureau du procureur indique qu'il fera appel vendredi “de la décision rendue par la Chambre préliminaire II d'accorder à Jean-Pierre Bemba le bénéfice d'une libération conditionnelle jusqu'à son procès”. “M. Bemba, qui est toujours physiquement détenu à La Haye, doit rester en prison. La Chambre d'appel va examiner si la décision de remettre Jean-Pierre Bemba en liberté est correcte”, a expliqué M. Moreno-Ocampo dans le communiqué.
Crimes de guerre
Plus tôt dans la journée, la CPI avait ordonné la “mise en liberté provisoire” de Jean-Pierre Bemba et convoqué six Etats -la Belgique, de la France, le Portugal, l'Italie, l'Allemagne et l'Afrique du sud- en audience du 7 au 14 septembre dans l'objectif de “discuter dans le détail” d'un éventuel séjour de l'accusé sur leur territoire. Toujours selon le bureau du procureur, “il n'y a aucune perspective de libération immédiate. A ce stade, les Etats identifiés par la Défense ont émis des réserves ou des objections à l'idée d'accueillir Jean-Pierre Bemba sur leur territoire pendant cette période intérimaire”.

La Cour pénale internationale doit juger l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo, poursuivi pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC) en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003. Il avait été arrêté à Bruxelles en mai 2008. La date de son procès n'a pas encore été fixée.“Les victimes et les témoins peuvent être assurés que le procès se tiendra dans un futur proche et que la Cour continuera de garantir leur sécurité”, a affirmé le procureur de la CPI.


Source : nouvelobs.com

Santé: Le Katanga enregistre un premier cas de grippe A.

Un premier cas de grippe A(H1N1) a été confirmé samedi en République démocratique du Congo (RDC) chez un cadre d'une société minière dans le sud-est du pays, a-t-on appris de source officielle.
Le virus a été détecté sur “un sujet de nationalité sud-africaine”, cadre dans la société minière américaine Tenke Fungurume Mining (TFM) basée à environ 200 km de Lubumbashi, dans la Province du Katanga, a affirmé à l'AFP le ministre provincial de l'Environnement, Prosper Kabila;(assumant l'intérim du ministre de la santé).
“Il venait de rentrer de l'Afrique du Sud, où il était en congés. Il est sous traitement dans le centre de santé de Tenke Fungurume”, où vivent et travaillent plus d'un millier de salariés du géant de l'industrie minière, a expliqué le ministre Kabila.”C'est un cas que nous maîtrisons”, a-t-il ajouté, soulignant qu'aucun membre de sa famille n'a été contaminé, selon les résultats de tests effectués samedi soir.
La grippe porcine a tué 1.462 personnes sur les 177.457 malades répertoriés dans 170 pays et territoires par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a indiqué récemment que l'épidémie était en train de décliner dans plusieurs pays de l'hémisphère sud.L'Afrique du Sud a enregistré un quatrième décès lié à la grippe A(H1N1), ont annoncé samedi les autorités sanitaires.
Source: romandie.com

vendredi 14 août 2009

Interview de Hillary Clinton à Kinshasa: «Il faudra résoudre les problèmes politiques sous-jacentes à l’Est».


La Secrétaire d’Etat américaine aux Affaires étrangères, Hillary Rodham Clinton à son arrivée le 10 août à Kinshasa,a accordé une interview exclusive à Radio Okapi, la Radio de l’ONU. Si elle s’insurge contre les violences faites aux femmes à l’Est de la RDC, elle souligne qu’il est impératif d’y résoudre les tensions politiques persistantes.

Comment, d’après vous, le problème des violences sexuelles peut être résolu dans la perspective de la situation militaire en cours qui fait croire à certaines ONG que la situation est en train de s’empirer?

Il ne fait aucun doute que le conflit en cours empire le problème. Malheureusement nous assistons vers la fin du 20eme siècle à une tendance horrible d’utiliser les violences sexuelles comme une arme de guerre pour intimider et démoraliser les populations et les forcer à fuir leurs maisons. Je pense que ceci exige des efforts concertés de la part du gouvernement congolais et des autres gouvernements de la région qui s’intéressent à la situation en RDC. Les ONG et la société civile devront également être associées à ces efforts visant à empêcher les militaires congolais de se livrer aux violences sexuelles.

Ensuite, il faudra décourager toute impunité, qu’elle que soit la forme. Il faudra également couper toute source de financement des milices et résoudre les tensions politiques sous-jacentes à l’est. A l’instar de plusieurs autres pays, il faudra avoir un arsenal juridique vigoureux contre les violences domestiques, notamment les viols criminels qui se pratiquent à travers les rues de Kinshasa ou dans des villes. Il faudra enfin des poursuites judiciaires sévères en application des lois, car ces actes sont inadmissibles et il n’y a pas d’excuses pour quiconque qui s’y livre ; c’est ce que j’attend voir appliquer.
Qu’est-ce que le Gouvernement des Etats-Unis peut faire concrètement pour aider à résoudre ce problème?
Eh bien nous essayons de faire plusieurs choses à la fois. Nous travaillons bien évidemment avec les Nations unies, et nous sommes les plus grands contributeurs de la Force de maintien de la paix à l’Est de la RDC ; d’autre part, il y a un rapport selon lequel les problèmes qui ont prévalu antérieurement en termes de violences sexuelles parmi les troupes des Nations unies ont été élagués. Nous sommes en train de travailler avec le gouvernement du Président Kabila et les militaires congolais pour les aider à s’imprégner des notions de droits de l’homme et du respect des droits de la femme, et naturellement nous sommes en train de fournir des services de soins de santé à ces femmes, victimes des violences sexuelles.

Et en termes de performance du Gouvernement congolais sur les droits de l’Homme. Comment évalueriez-vous cela ?
Elle a désespérément besoin d’être améliorée. Le gouvernement congolais, bien sûr, est sorti de plusieurs années de guerre et cela est un facteur très déstabilisant pour les sociétés ; et très souvent les droits de l’Homme sont considérés comme un luxe en temps de guerre, mais il n’y a plus d’excuses et on doit attendre davantage du gouvernement congolais, des Etats-Unis, des autres pays ainsi que des Nations unies. Il faut se tenir prêts à aider le gouvernement à engager des actions pour à la fois promouvoir les droits de l’Homme et punir les violateurs des droits de l’Homme et des droits des femmes. Mais il doit y avoir davantage d’actions et un engagement beaucoup plus grand de la part du gouvernement congolais.

Lorsque les gens regardent ce pays, ils voient le développement chinois, ils voient les routes en train de se construire ainsi que des hôpitaux. En termes pratiques et concrets, qu’est-ce que les Etats-Unis peuvent faire ici qui puisse être reconnu par les gens comme étant leur contribution ?
Eh bien, c’est intéressant parce que je suis au courant de l’engagement pris par la Chine et je pense que la construction des routes est un objectif de développement très important pour ce pays. Mais la bonne gouvernance l’est aussi, tout comme la protection des droits de l’Homme, ou l’édification d’un système judiciaire indépendant, une presse libre, des institutions démocratiques qui tiennent longtemps. Il est important de construire un marché libre, de lutter contre la corruption, de demander plus de transparence ; et les Etats-unis travaillent pour atteindre ces objectifs-là. Je suis consciente que parfois les gens voient la route plus qu’ils ne peuvent voir la protection des droits de l’Homme, mais vous pouvez être un pays doté de routes, qui prive toujours sa population des droits de l’Homme, un pays qui n’a toujours pas de développement économique, de sorte qu’il n’y a ni biens ni services qui circulent sur ces routes et qui aident effectivement les populations. Ainsi, je pense que cela doit être un effort global. Je crois qu’avec notre aide en matière de santé et d’éducation, les Etats-Unis sont en train de jouer un rôle très important, et nous devons déterminer ce que nous pouvons faire d’autre.

Qu’allez-vous dire au Président Kabila ?
Eh bien, je dirai pratiquement la même chose que ce que j’ai dit au Town Hall (à l’Hôtel de ville), à savoir que le Président Obama voudrait forger un nouveau chapitre entre le peuple congolais et le peuple américain ; que je suis ici pour explorer des voies par lesquelles nous pourrions travailler ensemble, mais je crois fermement qu’il doit y avoir une fin à l’impunité, une fin à la corruption, et davantage de transparence et d’obligation de rendre des comptes, et que les richesses minérales et autres de ce pays devraient être utilisées au profit du peuple congolais, pas pour un très petit groupe qui en a traditionnellement bénéficié, et pas seulement pour les entreprises ou les pays étrangers qui extraient les richesses pour les emporter sans en retour effectuer dans le pays un investissement proportionnel. Et nous pensons qu’il existe beaucoup de domaines où nous pourrions être utiles et nous allons en explorer la faisabilité.

Source: monuc.unmissions.org