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samedi 20 juin 2009

Phénomène "Enfants de la rue", une bombe à retardement en RDC

Beaucoup de familles, désespérées par la pauvreté, poussent ou abandonnent leurs enfants dans la rue.Cependant, leur réputation en fait assez souvent des voleurs ou des jeunes de très mauvaise fréquentation; et pourtant plusieurs d'entre eux ne demandent qu'à exercer un petit métier et aspirent à une vie ordinaire : cireurs de chaussures, vendeurs ambulants...
On les appelle " Shégués"," Moineaux", "Enfants abandonnés","Yayas" . Ce sont des enfants qui mangent, dorment, jouent, respirent… Bref qui vivent dans la rue. Ils ne respectent aucune règle, sauf celles qu’ils établissent eux-mêmes. Pour trouver leur pain quotidien, il ont le choix entre mendicité, vol à l’arrachée et prostitution pour les filles.
Les shégués constituent aussi une main d’œuvre de prédilection pour différents groupes armés et autres malfreins désireux d'opérer les sales bésognes. Pour la majorité de ces jeunes, il n’y a que la chance qui peut les sortir de la misère dans laquelle ils vivent. Comme chantait une star de la musique congolaise « Shé shé shé shégué, chance eloko pamba… »

Ces jeunes défient l'Etat congolais, car ils violent, volent, pillent et arrachent qui du téléphone, qui des bijoux et autres objets des valeurs. Et les femmes ainsi que les jeunes filles sont les plus visées ou constituent leur cible principale. L’état congolais dans tout ça? Il se contente d’en rafler quelques uns de temps en temps pour les mettre en prison ou encore les isoler en les éloignant des grandes villes.

" Qui vivra Verra".

Justice à deux vitesses en RDC : La loi du plus fort.

Trafic d’influence; Intimidations; Extorsions. Expropriations; Procès bidon; Jugements fantaisistes; Arrestations arbitraires; Détentions illégales; Tortures et, comme cerise sur le gâteau, persistance de la corruption et de l’impunité.
Le cocktail est tout simplement décapant. D’autant qu’il est vécu au quotidien par le Congolais moyen, sans attache politique ni parapluie. Celui-ci se trouve ainsi livré en pâture aux détenteurs de pouvoir véreux et sans vergogne qui cognent dur sur des citoyens dépourvus de paravent. Comme pour accomplir la maxime : « Pas de quartier pour les « Sans-voix ».
Un exemple entre mille, pris dans un domaine qui bat tous les records des conflits en justice et dans la société : les titres fonciers. Les conflits parcellaires continuent à causer des malheurs, des désolations, des remords et des morts subites dans la population congolaise. Laquelle ne sait plus à quel Saint se vouer.
Le dernier cas en date s’est déroulé dans le quartier Bibwa de la commune de la N’Sele. Un officier supérieur a fait tabasser, déshabiller et coffrer un officier inférieur. Motif, le second a osé s’opposer à l’expropriation que le premier avait enclenchée avec la complicité d’un chef coutumier. Le malheur de l’officier inférieur est d’être le frère de la propriétaire, ci-devant agent au ministère des Affaires étrangères.
Les mauvais traitements ont été infligés au subalterne par le galonné au motif que ce dernier a osé fouler ses pattes sur un domaine réservé et dont l’imposteur se prévalait de titres aussi prestigieux que pompeux, notamment celui d’avocat général près la Haute cour militaire. Sans omettre la complicité d’un chef coutumier qui en a fait autant sans jamais être inquiété.
L’affaire est pendante à la justice militaire mais pour quelle suite ? « Selon que vous serez riche ou pauvre, les jugements des cours vous rendront blancs ou noirs », dixit le fabuliste français Jean de La Fontaine. Et c’est resté d’actualité. Qu’est-ce à dire ?
Primo. Que la Constitution du 18 février 2006 demeure jusqu’à ce jour un idéal. Son application, selon mon voisin de gauche, procède d’une gageure. Beaucoup de dispositions constitutionnelles sont battues en brèche sinon tout simplement ignorées.
Secundo. Que l’Etat ne protège pas suffisamment le citoyen. Tertio. Que le ministre de la Justice a raison quand il déclare que sans la justice, il est vain de parler de la bonne gouvernance en RDC.
Pour le reste plus, continuer à crier avec les victimes : Justice…justice ! Afin de mettre fin au règne sans partage de la loi du plus fort.

Source : lepotentiel.com

Lutuku, la bière qui tue les consommateurs.

Souvent situées derrière des demeures des quartiers périphériques de Lubumbashi, noircies par la fumée permanente, des installations rudimentaires de distillation d’alcool de maïs servent de lieu de retraite pour plusieurs Lushois.
Par dizaines, des jeunes désœuvrés, des employés journaliers de diverses usines, des travailleurs d’entreprises publiques insuffisamment et irrégulièrement rémunérés se fixent rendez-vous sous des paillotes, dans des cabanes destinées à la consommation de l’alcool indigène appelé « Lutuku» .
Toutes les affaires se discutent dans ces lieux de rencontre un peu particuliers : sport, politique, vie des peoples, … Assez fréquemment, la bagarre clôture les discussions de ceux qui ne savent trouver un compromis après leur discussion. Les maisons de Lutuku sont généralement tenues par des femmes souvent âgées. Elles gagnent leur pain quotidien au prix des propos souvent désobligeants à supporter de la part de leurs clients et des risques d’actes de vandalisme caractérisant les consommateurs du Lutuku.
« La distillation et la vente du Lutuku est ma seule source de revenus », confirme Mamu Mwadi, veuve trouvé derrière sa maison en pleine opération de distillation.
N’allez pas poser des questions sur la teneur en alcool de ce breuvage, personne ne saura vous répondre. Les autorités publiques ont plusieurs fois essayé en vain d’en interdire la vente, à cause de sa nuisance sur la santé des consommateurs et des fabricants. « Lorsque je prend du Lutuku, je me sent soulagé et même déchargé de tous problèmes qui me semble être difficiles à résoudre à cause de mes maigres moyens », confie Mr Bruno Kankolongo, fidèle client de Mamu Mwadi.
Quoi de plus facile pour le buveur Lushois de pouvoir noyer ses soucis du quotidien dans l’alcool à 250 Francs Congolais, soit près de 0,3 $US ? Les conséquences du lutuku sur la santé de ses consommateurs ne se font pas attendre longtemps. Et là, plutôt que de se contenter de noyer les soucis, cet alcool artisanal finit souvent par noyer aussi son consommateur; car sans manger, lutuku reste un danger permanent pour la vie.

Source : congoblog.net

Lubumbashi : les marchés de nuit, rendez-vous des débrouillards.

Les marchés de nuit qui se multiplient à Lubumbashi, sauvent la vie des citadins les plus pauvres et autres familles à revenus limités qui attendent les soldes de la nuit pour se procurer de quoi se mettre sous la dent à un prix préférentiel. Les ventes s’ouvrent généralement à partir de 19h00. Sur les principales artères de la ville, sous des lampadaires, des commerçants, femmes pour la plupart, crient pour attirer les clients.
« Un seul doigt ne peut pas ramasser une aiguille », c’est le slogan que choisit Maman Bijou, vendeuse dans le petit marché qui jouxte le camp préfabriqué, sur la chaussée de Kasenga. « Ce que mon mari touche à la fin du mois, est insatisfaisant. Je n’ai pas d’autre choix que de me débrouiller autrement pour apporter ma contribution au budget du foyer», confie-t-elle.
Chacun trouve son compte dans les marchés nocturnes. Si les clients profitent d’un tarif préférentiel, les vendeurs pour leur part ont la possibilité de se débarrasser des marchandises périssables : viande, légumes, poisons frais… Les prix aux marchés de nuit sont souvent divisés par deux.
« Mon mari est receveur [contrôleur dans le transport en commun. J’attends tous les jours son retour vers 20 heures, avec son gain du jour pour aller chercher la nourriture. Ce n’est pas un choix mais nous ne pouvons faire autrement parce que nous dépendons exclusivement de ce qu’il rapporte au quotidien », révèle Pascaline Senga, une cliente habituée des marchés de nuit.
Moyen de survie et rendez-vous des débrouillards, les marchés nocturnes de Lubumbashi font partie de ces choses qui mettent en lumière la capacité des congolais à se débrouiller avec les moyens du bord pour survivre. Devrait-on considérer cette manie de la débrouillardise comme un élément positif ou comme un obstacle à un développement formel ?

Source : congoblog.net

UNILU : Achat du syllabus, condition sine qua non de réussite.


A l’approche de la fin de l’année académique, la température monte chez les étudiants de l’Université de Lubumbashi (UNILU) et chez ceux des autres institutions d’enseignement supérieur. La réussite étant désormais conditionnée par l’achat du syllabus (supports de cours), les étudiants qui ne savent plus à quel saint se vouer. Plutôt que de réviser ses cours, mieux vaut payer. Mais avec quel argent ?
Pour compléter leurs salaires miséreux et irrégulièrement versés, les enseignants des institutions d’enseignement supérieur ont trouvé dans les syllabus une solution miracle. Le principe est simple : le savoir ne se transmet pas mais se monnaie. Les enseignants rédigent et impriment des supports de cours qu’ils revendent ensuite aux étudiants. Le prix d’un syllabus varie entre 10 et 30 dollars américains. Le paiement se fait en nature ou en espèces. Les étudiantes qui ne peuvent pas payer cash ont la possibilité de bénéficier de ce qu’on appelle ici les points sexuellement transmissibles.
Comme le révèle Romain Kalombo, étudiant à la faculté de Droit à l’UNILU : « Pour les professeurs, l’étudiant qui achète son syllabus est sérieux, régulier et a d’office droit à une note positive pour le cours concerné. Les insolvables se voient tout simplement coller une mauvaise note et n’ont pas le droit de réclamer quoi que ce soit. »
« Nulle part dans le vade-mecum du gestionnaire des institutions d’enseignement supérieur et universitaire n’est mentionnée la vente des syllabus », dénonce pour sa part Mr Nyembo Aozi Phocas, professeur à la faculté de médecine de l’Université de Lubumbashi. Malgré les langues qui sont de plus en plus nombreuses à se délier pour dénoncer cette pratique, le commerce du savoir poursuit son bonhomme de chemin et les étudiants savent désormais que travailler assidument ne suffit plus. Pire encore, il vaut mieux payer que réviser ses cours.
La plupart des enseignants qui ont instauré la vente des syllabus n’ont jamais été obligé d’en acheter eux-mêmes pendant leurs études. On les entend souvent vanter leurs nombreux voyages et des diplômes qu’ils ramènent des grandes universités de par le monde mais il est tout de même surprenant de voir qu’ils n’ont pas honte de ne pas pouvoir léguer ce savoir à leur progéniture.

Source : congoblog.net

20 Juin 2009, Journée mondiale du réfugié : Plus de 300 000 congolais réfugiés dans les pays voisins.

Aujourd'hui, 20 juin 2009, c'est la Journée Mondiale des Réfugiés, en sigle Jmr. Pour ce qui nous concerne, plus de 300 000 congolais sont réfugiés dans les pays voisins.
C’est ainsi que dans son discours, le Représentant Régional du Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés, Unhcr-Rdc a déclaré : « nous vivons une ère de profond bouleversement qui touche tout particulièrement les dizaines de millions de réfugiés et de déplacés déracinés par le conflit et la persécution. Ils ont perdu non seulement leurs moyens d’existences et leurs foyers, mais aussi leurs proches, leurs amis, leurs communautés, leurs pays. Il a rappelé que 34 millions de personnes dont le Hcr et ses partenaires s’occupent sont comptés parmi les plus déshérités de la planète terre. En Rdc, on parle de plus de 300 000 congolais qui se trouvent réfugiés dans les pays voisins. Derrière les chiffres, ajoute-t-il, se cache autant de tragédies personnelles. Les réfugiés ne sont pas des statistiques sans visage. Ce sont des personnes bien réelles comme tout le monde mais qui ont injustement tout perdu ».
En ces temps difficiles, ceux qui travaillent en faveur des réfugiés doivent consacrer plus d’efforts que jamais pour couvrir leurs besoins les plus élémentaires. C’est pour nous une dure réalité que de constater la fréquence impuissante des humanitaires à leur fournir le plus essentiel comme abri, santé, éducation, nutrition, assainissement et protection contre la violence et les sévices. Des besoins sont illimités qu’il reste encore beaucoup à satisfaire, pour ceux qui sont essentiels le HCR fera de tout le possible pour qu’ils soient couverts.
Près de 1,7 millions des personnes sont déplacés à l’Est de la Rdc et ont abandonné leur territoire. La majorité vit dans des centres collectifs insalubres et surpeuplés, sans eau, sans isolation ni système d’égout ; en proie à d’intenses frustrations se traduisant par la violence sexuelle et d’autres exactions.
Pour minimiser ou éradiquer un bon nombre de ces maux, rapporte Hcr, il faut des ressources adéquates. Le Représentant régional de Hcr en Rdc, a souligné que « nous sommes contraint de prendre chaque jours des décisions déchirantes au détriment du bien-être et parfois de la survie des millions de familles déracinées, que nous avons pour mission de protéger ». Cette journée du 20 juin, dédiée aux réfugiés, permettra à tout citoyen à travers le monde de se souvenir que ceux-ci et les déplacés internes sont eux aussi des personnes bien réelles avec de vrais besoins. Les aider à reconstruire leur vie et leur communauté nous fait tous avancer.

Source : groupelavenir.cd